Foodservice mondial 2026 : la demande ne faiblit pas, elle évolue

par Ryan Balock

Une analyse globale à mi-2026 pour comprendre où évolue la demande, pourquoi elle évolue et comment le secteur peut y répondre.

 

En 2026, il serait tentant de décrire le secteur mondial de la restauration comme un marché sous pression, incertain, voire en ralentissement.

 

Ce constat n’est pas totalement faux. Mais il ne raconte qu’une partie de l’histoire.

Ryan Balock est directeur marketing mondial Foodservice chez SIG. Il dirige une équipe dédiée à la stratégie de croissance internationale, à l’engagement client et au déploiement sur le marché des offres destinées à certains des principaux acteurs mondiaux de la restauration rapide (QSR). Fort de près de 30 ans d’expérience dans le marketing, la communication et la stratégie commerciale, il accompagne les acteurs de la restauration dans l’identification de nouvelles opportunités de marché, l’accélération du déploiement des innovations et la mise en place de stratégies de croissance centrées sur les besoins des clients à l’échelle internationale.

Ce qui se joue aujourd’hui est plus profond :

 

Le Foodservice n’est pas en déclin : il se réorganise.

Les consommateurs continuent de dépenser. Les enseignes poursuivent leur croissance. L’innovation s’accélère.

Mais les moments, les lieux et les raisons de consommer évoluent. Cette nouvelle répartition de la demande transforme le secteur, avec des impacts différents selon les régions.

 

À première vue, le marché de la restauration peut sembler stable. Pourtant, ses bx id="1"/>équilibres évoluent en profondeur. Le défi n’est pas de créer une nouvelle demande, mais de comprendre où elle se déplace et d’adapter les modèles pour mieux la capter.1, 2

Voici ce que nous observons :

  • des portions plus petites, mais des attentes plus élevées
  • moins de visites, mais des choix davantage réfléchis
  • moins de spontanéité, mais davantage de planification

Pour les acteurs de la restauration, le changement est majeur :

 

La concurrence ne se joue plus seulement sur ce que les consommateurs ont envie de manger, mais sur ce qui leur donne envie de sortir de chez eux.

                                              Voici comment je vois l’évolution du Foodservice :

 

Avant

Aujourd’hui

Faire du volume

Créer de la valeur + occasions

Standardiser

Personnaliser + fonctionnalité

Des habitudes fixes

Des usages plus libres

Milieu de gamme

Valeur ou premium

« Je constate ces évolutions au sein de ma propre famille. Chez nous, nous sommes passés des plats à emporter, qui étaient autrefois une solution pratique pour gérer les semaines chargées, à la sortie au restaurant comme un moment choisi, pour se faire plaisir ou célébrer une occasion particulière. Même dans ces moments-là, le budget reste un facteur important. »

Si l’on regarde les indicateurs de plus près, le constat est assez clair : le coût de la vie continue de peser sur les arbitrages des consommateurs. Aux États-Unis, les prix affichés dans les restaurants ont augmenté d’environ 4,1 % en 2025, contre 2,4 % pour les produits alimentaires achetés en magasin. Et selon les prévisions de l’USDA, les prix des repas pris à l’extérieur devraient encore augmenter plus rapidement que ceux des repas préparés à domicile en 2026.1 Le prix de l’essence vient accentuer cette pression. Selon Datassential, il a augmenté de plus de 40 % depuis février 2026. Conséquence : 69 % des consommateurs déclarent envisager de cuisiner davantage chez eux, tandis que 61 % prévoient de réduire leurs sorties au restaurant.2

 

Les consommateurs font donc des économies là où ils le peuvent. L’étude Table Stakes de Datassential indique que 74 % des repas sont désormais préparés à domicile et que 37 % des consommateurs pensent aller moins souvent au restaurant au cours du mois à venir. Les repas pris au restaurant sont d’ailleurs la première catégorie de dépenses que les consommateurs déclarent vouloir réduire.3 Mais il serait trop simple d’en conclure qu’ils se détournent de la restauration. Ils deviennent surtout plus sélectifs. Les tendances 2026 de Nestlé Professional montrent la même évolution : les consommateurs continuent de rechercher des expériences qui valent le déplacement, mais choisissent avec davantage d’attention les moments auxquels ils consacrent leur budget.4

Cette évolution est essentielle à comprendre. Pendant des années, le secteur de la restauration a bénéficié de nombreux réflexes du quotidien : les trajets domicile-travail, les habitudes liées aux différents moments de la journée, les rendez-vous hebdomadaires et un équilibre relativement stable entre accessibilité et montée en gamme. Ce modèle évolue. Aujourd’hui, la restauration est moins un réflexe qu’un choix assumé. Chaque occasion doit trouver sa place et apporter une vraie valeur au consommateur.3, 4

 

On peut résumer cette évolution simplement :

La restauration n’est plus un réflexe. C’est un choix que les consommateurs doivent avoir envie de faire.

Et pour les acteurs du secteur, le niveau d’exigence est désormais bien plus élevé.

La pression qui pèse sur la restauration est mondiale, mais ses effets varient fortement d’une région à l’autre.

Dans la plupart des marchés, on retrouve les mêmes grandes tendances :

Les consommateurs ressentent la pression, mais ils ne se détournent pas pour autant de la restauration.

L’inflation reste élevée et les prix des menus continuent d’augmenter plus rapidement que ceux des produits alimentaires achetés en magasin. La hausse des prix de l’essence en 2026 accentue encore cette pression et pousse les consommateurs à revoir leurs dépenses, mais aussi certaines habitudes du quotidien.

Pour la restauration, les conséquences sont assez faciles à observer. Ce qui l’est moins, c’est de bien les interpréter.

Les consommateurs :

  • cuisinent davantage chez eux
  • vont moins souvent au restaurant
  • privilégient davantage les restaurants moins chers lorsqu’ils sortent

Mais c’est là que se trouve la nuance essentielle :

Ils ne renoncent pas à la restauration. Ils deviennent simplement plus sélectifs.

« Autrement dit, la restauration n’a pas perdu de son attrait. Elle a simplement cessé d’être un réflexe. Et pour le secteur, cela change profondément la nature du défi à relever. »

Amérique du Nord : une fréquence en baisse, mais des attentes plus élevées

En Amérique du Nord, cette évolution se traduit surtout par une baisse de la fréquence des visites et une attention accrue portée à chaque dépense. Les consommateurs continuent de fréquenter les établissements de restauration, mais ils évaluent plus sévèrement le rapport entre prix, praticité et expérience. Chaque occasion doit davantage justifier la dépense. Les opérateurs sont pris entre deux réalités : 75 % des consommateurs déclarent parvenir à gérer leur situation financière, mais 68 % citent l’inflation et la hausse du coût de la vie parmi leurs principales préoccupations. Lorsqu’ils mangent à l’extérieur, beaucoup adaptent donc leurs choix : ils privilégient les produits les moins chers, renoncent aux boissons ou limitent les suppléments.3 Dans ce contexte, les enseignes de restauration rapide qui affichent une proposition de valeur claire et les concepts premium qui offrent une véritable différence semblent mieux résister que les offres de milieu de gamme qui peinent à se distinguer.3, 4

 

À noter : le programme Luxe Value Meal de Taco Bell, qui a enregistré une progression remarquable au cours des douze derniers mois.

Europe : la polarisation s’accélère

L’Europe suit la même tendance, mais de façon plus marquée et avec un marché qui laisse moins de place à l’entre-deux. Selon Coffee Ventures Europe et World Coffee Portal, le marché européen des chaînes de cafés sous enseigne comptait 57 700 établissements en mars 2026 et pourrait atteindre environ 69 200 points de vente d’ici 2031, avec 1158 enseignes présentes sur le marché.5 Mais un autre chiffre est particulièrement révélateur : seuls 30 % des consommateurs estiment que les coffee shops offrent un bon rapport qualité-prix.5 Autrement dit, le marché continue de progresser, mais la croissance profite de moins en moins aux enseignes dont le positionnement manque de clarté. Pour tirer leur épingle du jeu, les opérateurs doivent soit afficher des prix clairement accessibles, soit proposer une expérience suffisamment différenciante pour justifier un prix plus élevé. Entre les deux, il devient plus difficile de trouver sa place.5

 

L’Europe donne également un aperçu de la direction que prend l’innovation dans les boissons. Le même rapport identifie les boissons sans café comme la principale opportunité de croissance pour les chaînes de cafés européennes. Dans le même temps, les ventes de matcha haut de gamme ont progressé de 312 % en 2025. Caffè Nero a ainsi vendu 100 000 boissons au matcha dès sa première semaine, contre 5000 initialement prévues.5 Ces chiffres montrent à quelle vitesse les attentes peuvent évoluer vers des boissons qui paraissent plus nouvelles, plus personnalisables et davantage en phase avec les nouveaux rituels de consommation.5

 

Et le matcha en est un excellent exemple. Désormais présent sur les menus du monde entier, il illustre parfaitement la vitesse à laquelle un ingrédient peut passer d’une tendance locale à un phénomène international.

Chine : l’échelle et la vitesse changent la donne

La Chine évolue selon une dynamique à part : un marché plus vaste, une croissance plus rapide et une numérisation poussée. Selon le bureau de l’USDA à Pékin, le marché chinois du café pesait environ 42 milliards de dollars en 2024. La consommation de café a progressé de près de 150 % en dix ans et devrait continuer à croître d’environ 15 % par an.6 Dans le même temps, les données de Coffee Ventures Europe sur la génération Z montrent à quel point les habitudes évoluent rapidement : 24 % des Chinois de moins de 25 ans fréquentent quotidiennement les cafés, contre 11 % des plus de 45 ans. Et 77 % des consommateurs chinois de la génération Z passent leurs commandes via l’application d’une enseigne de café.5 Le dernier bilan d’Euromonitor sur le Foodservice chinois apporte un autre éclairage : le marché est resté orienté à la hausse en 2025, mais les consommateurs se sont montrés plus prudents dans leurs dépenses discrétionnaires. La concurrence s’intensifie, obligeant les opérateurs à redoubler d’efforts pour fidéliser leurs clients, notamment en travaillant davantage leur proposition de valeur et l’engagement.7

 

J’ai passé quelques semaines en Chine en avril dernier et j’ai pu constater de mes propres yeux l’engouement pour le café et le thé au lait. Avec une croissance aussi rapide, des commandes largement passées via les applications et un recours massif aux plateformes de livraison, les opérateurs doivent s’appuyer sur la technologie à chaque étape de leur activité pour rester dans la course sur un marché aussi concurrentiel.

Asie du Sud : le prochain moteur de croissance, mais un marché encore en construction

L’Asie du Sud est l’un des exemples les plus parlants d’un marché où la demande est bien là, mais où les modèles et les infrastructures doivent encore évoluer pour suivre le rythme. En Inde, ICRA prévoit une croissance du chiffre d’affaires de 16 à 19 % pour les enseignes de restauration rapide en Inde au cours de l’exercice 2026. Des prix plus accessibles, une reprise de la demande et l’ouverture de nouveaux points de vente devraient soutenir cette progression.8 Selon Mordor, le marché indien de la restauration rapide devrait atteindre environ 30,37 milliards de dollars en 2026. Sa croissance est notamment portée par les plateformes de livraison, l’adaptation des menus aux goûts locaux et le développement rapide des villes de niveau 2 et 3.9 L’Inde ne fait donc pas que croître : son marché se développe autour de modèles capables de combiner praticité, adaptation aux spécificités locales et portée numérique.8, 9

 

Pour les grandes enseignes, la logistique et la chaîne d’approvisionnement restent toutefois un enjeu majeur. Acheminer les produits par avion, train, bateau ou camion est déjà complexe… le faire à moindre coût l’est encore davantage. C’est aussi ce qui explique la forte présence des petits restaurants indépendants et des commerces de proximité. Il sera intéressant de voir comment la région évoluera au cours des cinq prochaines années. Quelles enseignes, si certaines y parviennent, réussiront à s’imposer ?

Amérique du Sud : entre pression sur les prix et modernisation

L’Amérique du Sud fait preuve de résilience, mais d’une manière différente. Dans son analyse du Foodservice en Amérique latine, Euromonitor qualifiait 2023 d’année étonnamment solide compte tenu des pressions inflationnistes et des conséquences de la pandémie auxquelles la région avait dû faire face. L’étude relevait également la progression de la livraison, alors même que les enseignes cherchent à réduire leur dépendance aux plateformes tierces et les coûts qui en découlent.10 Cette tendance reste d’actualité en 2026. Les consommateurs latino-américains continuent de dépenser dans le Foodservice, mais les opérateurs doivent désormais mieux gérer leurs différents canaux, être plus précis sur leurs prix et trouver le bon équilibre entre praticité et rentabilité.10

 

La région arrive à un tournant pour les grandes enseignes de restauration. Les consommateurs sont prêts à dépenser, mais les façons traditionnelles de faire – de la logistique à la préparation en restaurant, jusqu’à la livraison – doivent évoluer. Sans cela, elles risquent de freiner le véritable potentiel de croissance du secteur.

Moyen-Orient et Afrique : la croissance portée par l’urbanisation et la montée en gamme

Le Moyen-Orient et l’Afrique suivent encore une autre dynamique, portée par l’urbanisation, la culture du café et le développement d’offres du quotidien plus haut de gamme. Selon Mordor, le marché du café au Moyen-Orient et en Afrique devrait atteindre 17,14 milliards de dollars en 2026 et 24,89 milliards d’ici 2031. Cette croissance s’appuie notamment sur l’urbanisation, l’augmentation du revenu disponible et le rôle croissant des cafés dans la vie sociale. L’étude souligne également l’importance des offres adaptées aux marchés locaux, des produits premium et des boissons prêtes à boire pour soutenir la croissance.11 Du côté de la restauration rapide, Cognitive Market Research estime que le marché du QSR au Moyen-Orient, évalué à 16,75 milliards de dollars en 2025, pourrait atteindre 25,33 milliards en 2033, porté notamment par l’urbanisation rapide et l’adoption croissante du numérique.12 En résumé : dans de nombreux marchés du Golfe et dans les grandes villes en plein essor, montée en gamme et praticité vont de plus en plus de pair.11, 12

Australie et Nouvelle-Zélande : des marchés matures qui changent la définition de la valeur

L’Australie et la Nouvelle-Zélande montrent ce qui se passe lorsque les attentes continuent de monter, même sur des marchés où la croissance est plus modérée. Selon le rapport State of Hospitality 2026 de Lightspeed, les Australiens vont désormais aussi souvent au restaurant qu’ils commandent à emporter, soit environ trois fois par mois en moyenne. Pour les professionnels du secteur, le service sur place reste pourtant la première source de revenus, même si sa part est passée de 31 % en 2024 à 20 % en 2025, tandis que la vente à emporter, la livraison et les autres canaux ont progressé.13 En Nouvelle-Zélande, l’étude 2026 de Nestlé Professional montre que la pression sur les budgets et le développement du télétravail font évoluer les habitudes : on sort moins spontanément et davantage pour une occasion qui en vaut la peine. Les analyses du marché soulignent également l’importance de la praticité, de la durabilité et de la reprise du tourisme pour le secteur.14, 15 Dans ces deux marchés, la question n’est donc plus vraiment de savoir si les consommateurs accordent de la valeur au Foodservice. C’est de savoir ce qui leur donne encore envie de le choisir.13, 14, 15

 

L’Australie reste par ailleurs à l’avant-garde des tendances en matière de boissons et d’alimentation. Avec un marché suffisamment structuré pour permettre aux grandes enseignes de déployer rapidement de nouvelles idées à l’échelle nationale, je reste optimiste pour le Foodservice dans la région – à condition que les offres continuent de suivre les goûts des consommateurs.

Ce qu’il faut retenir à l’échelle mondiale

À travers les marchés, une même évolution se dessine. Les consommateurs continuent de fréquenter les restaurants, mais ils choisissent davantage leurs occasions de consommation. Une sortie au restaurant, un café ou une commande à emporter ne vont plus autant de soi : ils doivent désormais répondre à une envie, une occasion ou une attente précise.1, 2, 3, 4

 

Pour les enseignes, cela change les règles du jeu. Ouvrir davantage de restaurants, multiplier les références au menu ou compter sur les habitudes de fréquentation ne suffit plus à garantir la croissance. Il faut trouver de nouvelles occasions de consommation, proposer une offre qui ait une vraie raison d’être et donner aux consommateurs de nouvelles raisons de revenir entre deux repas pris au restaurant. C’est notamment ce qui explique le dynamisme actuel des boissons. Plus faciles à faire évoluer, à personnaliser et à proposer à différents moments de la journée, elles permettent de créer des occasions de consommation sans attendre la prochaine visite pour un repas traditionnel.4, 5

Là où la croissance se joue : refreshers et thé au lait

Pour voir où la croissance se joue aujourd’hui dans la restauration, il faut regarder du côté des boissons. Certaines catégories permettent en effet de créer de nouvelles occasions de visite, sans nécessairement passer par un repas. Deux d’entre elles se démarquent particulièrement : les refreshers et le thé au lait.4, 5

Refreshers : une petite pause, facile à s’offrir

Les refreshers se trouvent au croisement de plusieurs tendances qui se renforcent aujourd’hui.

Les consommateurs :

  • réduisent certaines sorties au restaurant
  • cherchent toujours des occasions de se faire plaisir au cours de la journée
  • s’intéressent aux boissons qui associent plaisir, fonctionnalité et accessibilité

C’est précisément là que les refreshers ont une carte à jouer. Leur intérêt ne tient pas seulement à la variété des saveurs, mais aussi à leur capacité à s’adapter à ces nouvelles habitudes :

  • un prix plus accessible qu’un repas
  • une boisson qui peut trouver sa place à différents moments de la journée
  • de nombreuses possibilités de personnalisation
  • une offre à la fois gourmande et rafraîchissante

À l’heure où les consommateurs réfléchissent davantage à leurs dépenses, les refreshers offrent une façon simple de se faire plaisir.

 

Les refreshers répondent particulièrement bien aux nouvelles habitudes de consommation qui se dessinent en 2026. Ils associent goût, fraîcheur, fonctionnalité et prix accessible. Selon Nestlé Professional, plus des trois quarts des consommateurs ont déjà essayé des boissons de type refresher. Les boissons occupent également une place croissante dans la façon dont les consommateurs expriment leurs goûts et leur personnalité, au-delà de la simple recherche de fraîcheur.4 Starbucks l’a bien compris et continue de développer cette catégorie. Son offre met en avant plusieurs déclinaisons de Refresher et, en mai 2026, Starbucks Canada a lancé une gamme encore plus personnalisable, avec des versions classiques, énergétiques ou sans caféine, proposées avec différentes bases – eau, limonade ou boisson à la noix de coco – et de nouvelles associations de saveurs tropicales.16, 17 Alors que les consommateurs se montrent plus sélectifs dans leurs dépenses, les refreshers leur offrent une façon simple de se faire plaisir.2, 3, 4, 16, 17

« Je garde un œil sur l’arrivée des produits laitiers dans les refreshers. Pour l’instant, cela ressemble encore à un effet de mode. Mais attention : on n’est peut-être pas loin d’une vraie tendance. »

Thé au lait : la personnalisation à grande échelle

 

Le thé au lait – et plus largement, l’univers du bubble tea – répond à une autre évolution des attentes.

Son succès repose sur trois atouts qui prennent de plus en plus d’importance :

  • la personnalisation
  • une identité visuelle forte, pensée pour être partagée
  • la capacité à renouveler régulièrement l’offre sans repartir de zéro

Mais le plus intéressant n’est pas seulement de voir le thé au lait gagner du terrain. C’est de regarder comment il y parvient.

 

Le modèle est pensé pour donner envie de revenir :

  • une multitude de combinaisons possibles
  • des saveurs et des éditions limitées qui renouvellent régulièrement l’offre
  • une commande facilitée par les applications et les outils numériques

Cette approche répond directement aux nouvelles attentes des consommateurs, notamment chez les plus jeunes : pouvoir personnaliser sa boisson et garder la main sur ses choix.

 

Le thé au lait est sans doute l’un des formats qui exploite le mieux cette possibilité de personnalisation.

 

Il transforme une simple boisson en expérience, sans demander aux enseignes de revoir toute leur carte à chaque nouveauté.

 

Son autre force est de rendre cette personnalisation reproductible à grande échelle. Les annonces de Gong Cha en 2026 en donnent une bonne illustration. L’enseigne indique compter près de 2200 points de vente dans 33 marchés internationaux, dont plus de 240 aux États-Unis. En mars, elle a également décidé de reprendre en propre les droits de 170 établissements américains, dans le cadre d’une stratégie d’expansion nationale plus large.18, 19 Autre élément révélateur : Gong Cha 2.0 s’appuie sur l’automatisation de la préparation des boissons, les bornes de commande, la collecte de données et la capacité à proposer plus de 200 000 combinaisons de boissons – oui, vous avez bien lu – tout en réduisant les temps de préparation et en améliorant la régularité.18 Ce n’est donc pas seulement une histoire de thé. C’est une façon de montrer qu’une catégorie de boissons peut combiner personnalisation, envie de revenir et efficacité opérationnelle.18, 19

 

Ces deux catégories répondent à l’un des grands défis de la restauration en 2026 : continuer à attirer les consommateurs alors qu’ils fréquentent moins souvent les établissements. Les refreshers et le thé au lait créent de nouvelles occasions de consommation et donnent de nouvelles raisons de revenir. Leur diversité permet aussi de proposer régulièrement de nouvelles saveurs et de s’adresser à différents moments de la journée. Ils offrent ainsi aux enseignes un moyen de rester présentes dans les habitudes des consommateurs, même lorsque les sorties au restaurant se raréfient.3, 4, 5, 16, 18

 

Cette dynamique soulève également un enjeu très concret : comment faire évoluer les propositions sans compliquer leur préparation au quotidien ? De nouvelles recettes doivent pouvoir être lancées rapidement, tout en garantissant une qualité constante. Les solutions d’emballage et de distribution doivent, elles aussi, pouvoir suivre cette évolution et répondre à différents usages, de la restauration aux formats à emporter et à la distribution.5, 16, 18

 

La prochaine phase de développement se jouera en partie sur cette capacité à avancer rapidement sans tout remettre en question. Il ne suffit plus d’imaginer de nouvelles idées : il faut pouvoir les déployer avec la même efficacité, puis les adapter lorsque les attentes évoluent. Dans un marché en mouvement permanent, la flexibilité devient un véritable atout pour grandir.11, 18, 20

L’innovation n’est plus une option : elle devient un moteur du secteur

Cette évolution explique aussi pourquoi l’innovation s’accélère – et surtout pourquoi elle ne prend plus tout à fait la même forme qu’il y a quelques années.

 

En 2026, les acteurs qui tirent leur épingle du jeu ne se contentent pas de lancer de nouveaux produits. Ils s’adaptent à de nouvelles façons de consommer :

  • Des boissons qui apportent plus que du goût

    Protéines, santé digestive, hydratation, énergie : les consommateurs attendent désormais de certaines boissons qu’elles répondent aussi à leurs besoins et à leur mode de vie.
  • Des offres qui s’adaptent aux nouveaux rythmes de consommation

    Les habitudes sont moins prévisibles et les occasions se multiplient. Les enseignes doivent pouvoir proposer des produits qui trouvent leur place à différents moments de la journée.
  • Une expérience qui justifie le déplacement

    Pour inciter les consommateurs à sortir de chez eux, un restaurant doit proposer davantage qu’un repas. Il doit offrir une expérience qui mérite le déplacement.
  • Des choix qui s’adaptent à chacun

    Les consommateurs veulent pouvoir composer leur expérience selon leurs goûts, leurs envies et leurs attentes. Les offres standardisées montrent rapidement leurs limites.
Image générée par IA
Pour finir : qu’est-ce que cela nous dit ?

C’est sans doute ce qui caractérise le mieux le Foodservice en 2026. La demande est toujours là, mais elle ne se manifeste plus comme avant. Elle varie selon les marchés, les canaux, les moments de la journée et les catégories. Les consommateurs suivent moins leurs habitudes et réfléchissent davantage à leurs choix. Ils privilégient les occasions qui leur paraissent vraiment intéressantes et les enseignes qui leur donnent une bonne raison de venir.1, 3, 4, 5

 

Pour les enseignes comme pour les fabricants, l’enjeu n’est donc pas de faire naître de nouveaux besoins. Il est de comprendre où se trouvent les attentes et de savoir y répondre. Les acteurs qui réussiront seront ceux qui accepteront de faire évoluer leurs modèles plutôt que de chercher à préserver ceux qui fonctionnaient hier. Leur capacité à s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation, puis à traduire rapidement ces évolutions dans leurs produits, leurs opérations et leur offre fera la différence.8, 18, 20, 21

« Ce qui me plaît dans ce secteur, c’est qu’il ne cesse jamais d’évoluer. Aujourd’hui, peu de choses me surprennent encore. Mais quand je vois la place que les boissons prennent dans le Foodservice, je me dis que nous sommes peut-être face à quelque chose d’exceptionnel. Je ne suis pas certain que nous revivrons une période comme celle-ci avant plusieurs décennies. C’est une aventure assez incroyable… alors accrochez-vous ! »

Quelle place pour SIG dans cette évolution ?

Tous ces changements – dans les marchés, les comportements et les formats – mènent au même constat :

La restauration doit aujourd’hui pouvoir évoluer plus vite.

Les enseignes doivent être en mesure de :

  • lancer de nouvelles offres dans des délais plus courts
  • ajuster plus finement les portions et les prix
  • suivre l’évolution de la demande sans alourdir les opérations

Ce n’est donc pas uniquement une question de menu. La capacité à mettre rapidement une nouvelle offre en place et à la faire évoluer au fil des besoins devient tout aussi déterminante. Dans les années à venir, les équipes en restaurant auront un rôle essentiel à jouer : ce sont elles qui devront transformer les nouvelles idées en offres concrètes, tout en maintenant une exécution régulière et efficace.

C’est précisément là que SIG intervient.

 

Qu’il s’agisse de :

  • mettre en relation les fabricants d’ingrédients et les acteurs du Foodservice autour de recettes de boissons multi-ingrédients qui répondent aux nouvelles attentes des consommateurs
  • simplifier les opérations grâce à des emballages bag-in-box plus flexibles et à des systèmes de distribution conçus pour faciliter le service
  • accompagner les marques dans leur développement avec des concepts produits capables de s’adapter aux différents marchés et de suivre rapidement les évolutions de la demande

Les solutions bag-in-box de SIG contribuent à rendre les restaurants plus flexibles et à répondre plus facilement aux évolutions de la demande.

 

Dans un marché où les attentes évoluent rapidement, l’agilité n’est plus un avantage : elle devient une condition pour rester dans la course.

Contactez l’équipe Foodservice de SIG pour découvrir comment nous pouvons vous accompagner dans le développement de votre offre.

Notes de fin

1 Datassential, Inflation: Perceptions vs. Reality, March 2026, pp. 4–5 and 9. Key figures used include 2025 menu-price inflation of 4.1% vs. grocery inflation of 2.4%, and USDA’s 2026 outlook for food-away-from-home vs. food-at-home inflation.

2 Datassential, Impact of 2026 Gas Prices, May 2026, pp. 2–3 and 21–23. Key figures used include gas prices up more than 40% since February 2026, 69% likely to cook more at home, and 61% likely to dine out less often.

3 Datassential, Table Stakes Tracker, May 2026, pp. 18–26. Data used include home-vs.-away-from-home meal share, expectations to dine out less often, top expenditure cuts, price perceptions, and consumer savings behavior while eating out.

4 Nestlé Professional Solutions, 2026 Top Food & Beverage Industry Trends, published May 2026, especially pp. 3–8, 11–18, 22–28. Used for experience-led dining, personalization, beverage self-expression, and refresher adoption signals.

5 Coffee Ventures Europe / Allegra Group, 10 Procurement Trends Reshaping European Branded Coffee Chain Market, June 2026, pp. 2–15. Used for European outlet counts and forecasts, consumer value perceptions, matcha growth, Gen Z digital behavior, and non-coffee beverage momentum.

6 USDA Foreign Agricultural Service, Beijing ATO, Brewing Momentum: China’s Coffee Market and Emerging Opportunities for U.S. Exporters, January 15, 2026 (Report CH2026-0003). Used for China coffee market size and growth trajectory.

7 Euromonitor International, Consumer Foodservice in China, April 2026 product summary / overview snippet accessed via web search on June 9, 2026. Used for characterization of the Chinese market as resilient but slower-growing and more competitive amid cautious discretionary spending.

8 ICRA, Indian Quick-Service Restaurant Industry, April 2025. Used for FY2026 revenue growth expectations, store expansion, and value-led recovery in organized Indian QSR.

9 Mordor Intelligence / GII summary, India Quick Service Restaurant – Market Share Analysis, Industry Trends & Statistics, Growth Forecasts (2026–2031), January 2026 web summary accessed June 9, 2026. Used for 2026 Indian QSR market sizing, delivery-platform growth, and tier-2/tier-3 expansion themes.

10 Euromonitor International, Consumer Foodservice in Latin America, May 2024 report summary / product page snippets accessed via web search on June 9, 2026. Used for evidence of resilience, continued growth, and the increasing importance of delivery in Latin American consumer foodservice.

11 Mordor Intelligence / GII summary, Middle East & Africa Coffee – Market Share Analysis, Industry Trends & Statistics, Growth Forecasts (2026–2031), January 12, 2026 web summary accessed June 9, 2026. Used for MEA coffee market sizing, urbanization, café culture, localization, and RTD trends.

12 Cognitive Market Research, Middle East Quick Service Restaurant – QSR Industry Report 2026 web summary accessed June 9, 2026. Used for market sizing and medium-term growth context for the Middle East QSR channel.

13 Lightspeed Commerce, 2026 State of Hospitality Report (Australia), web summary accessed June 9, 2026. Used for Australia dine-in vs. takeaway frequency, channel-shift observations, and operator technology adoption.

14 Nestlé Professional New Zealand, 10 New Zealand Foodservice Trends to Watch in 2026, March 26, 2026. Used for occasion-based value framing, tighter household budgets, and changing guest expectations in New Zealand foodservice.

15 Mordor Intelligence / Research and Markets summary, New Zealand Foodservice – Market Share Analysis, Industry Trends & Statistics, Growth Forecasts (2026–2031), January 2026 web summary accessed June 9, 2026. Used for market-growth context, convenience, sustainability, and tourism-recovery themes in New Zealand.

16 Starbucks Coffee Company, official Refreshers menu page, accessed June 9, 2026. Used for evidence of the breadth and prominence of Refresher formats on the Starbucks menu.

17 Starbucks Canada, ‘Starbucks summer menu introduces new customizable Starbucks Refreshers beverages and mango flavoured beverages nationwide on May 12,’ published May 11, 2026. Used for customizable Refresher platform, energy-boosted and caffeine-free options, and new tropical launches.

18 Gong cha, ‘Announcing Gong cha 2.0: A New Era of Innovation, Efficiency and Growth,’ PR Newswire, January 29, 2026. Used for global scale, U.S. footprint, automation, kiosk adoption, productivity gains, and customization scale.

19 Gong cha, official global / USA site and March 9, 2026 PR summary on acquisition of rights to 170 U.S. locations. Used for menu-positioning, customization, and U.S. expansion strategy.

20 SIG, Beverage Packaging: Protecting Taste and Quality in Every Drink, official site accessed June 9, 2026. Used for SIG’s beverage-category coverage, aseptic carton / bag-in-box / spouted pouch solutions, shelf-stable capabilities, and flexible filling systems.

21 SIG, corporate homepage and solutions overview, official site accessed June 9, 2026. Used for broader portfolio framing and ‘packaging systems and solutions’ positioning across beverage applications.

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Date de publication
  • août 06, 2026
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